CAMEROUN : Il dort sur ce lit depuis six mois avec un cadavre

dimanche 29 septembre 2013 | 0 commentaires

lit_mort

Ce fidèle d’église de réveil a conservé la dépouille de sa femme sur le lit conjugale dans leur maison. Il attendait, avec ses enfants, dans la prière, sa résurrection.
Ce n’est un film d’horreur. Mais une réalité vécue ce 26 septembre 2013 au lieu dit « Mont Paragon » à Bonaberi, à Douala. La population est venue voir la découverte macabre faite au domicile du Sieur Clément Ndalet. Le corps putréfié de son épouse, Clarisse Ndalet, a été découvert par les éléments de la Compagnie de gendarmerie de Bonaberi. Elle était âgée de 41 ans. Son corps a été délicatement disposé sur son lit conjugal.
 
La population présente est restée sans voix. Contrairement à la fille aînée de Clarisse, visiblement la vingtaine sonnée, qui explique les raisons de leur acte : « C’est l’Eternel qui nous a dit de garder le corps. Il a dit que si cette œuvre est de lui, elle va se réveiller. On l’aurait perdu pour toujours si on avait dit aux gens qu’on avait un problème ». Et Clément Ndalet de renchérir : « Nous avons continué de vivre ici avec le corps. C’était extrêmement difficile au début parce qu’il y avait des odeurs et des mouches, mais le Seigneur nous a donné la force, les enfants et moi, de tenir. Il nous entretenait et je n’ai fait qu’exécuter sa volonté. Je n’ai aucun regret ».
Clarisse Wandji est décédée le 31 mars 2013. Depuis lors, les enfants ont arrêté les cours. Recroquevillés avec leur père dans la maison familiale, ils priaient, jour et nuit, en attendant la résurrection de leur mère. Car, estime le sieur Clément Ndalet, sa femme n’est pas morte. Elle est « en voyage spirituel. Son esprit qui est allé se reposer pour un moment. Nous avons continué à prier en attendant son retour de voyage ». Sa fille reste convaincue que « maman doit se réveiller. Nous le savons parce que Dieu nous l’a dit. Avant d’arriver ici, on était d’abord à l’église La nouvelle baptiste. Après ça, on est allé à l’église Le bon berger. L’Eternel des armées nous a fait sortir de là pour nous conduire ici parce qu’il avait déjà tracé un chemin pour nous. C’est ça que nous sommes entrain de vivre », soutient-elle.

« Possédé par le démon »

Depuis près d’un mois, Clarisse Wandji est invisible. Sa sœur cadette, dont-elle a mise à la porte quelques mois plus-tôt, est inquiète. « Elle m’avait dit, en me mettant à la porte, que nous sommes les démons et que sa maison était consacrée à l’Eternel », souligne-t-elle avant d’ajouter en fondant en larme : « Son mari a refusé d’ouvrir la porte à plusieurs reprises quand je suis arrivée ici. Les enfants fuyaient en me voyant venir. Il y a deux semaines comme ma mère est arrivée. Elle a demandé aux enfants où était leur mère ? Ils ont dit qu’on l’a envoyé chez Dieu se reposer d’abord ». Toujours sans nouvelle concrète, la belle famille porte plainte le 22 septembre 2013 contre Clément Ndalet à la Compagnie de gendarmerie. « Quand on est arrivé à la compagnie mardi dernier, il a dit au commandant qu’il n’a pas de Foi pour comprendre les réalités spirituelles. C’est après perquisition à son domicile qu’on a découvert le corps de ma petite sœur déjà pourri », relate le frère aîné de la défunte. Ses restes ont été déposés à la morgue de l’Hôpital de Bonassama. L’inhumation est ultérieure. Selon les gendarmes, le veuf de mari, ancien comptable de profession, a été déféré au parquet de Bonanjo en attendant la signature de son transfert pour la prison de New-Bell.
Frank William BATCHOU
Source : airdumboa.com
http://afrique-centrale.blogspot.com/2013/09/cameroun-il-dort-sur-ce-lit-depuis-six.html

Dossier : les associations culturelles régies par la loi

mercredi 25 septembre 2013 | 0 commentaires

 La loi, la procédure d’instruction des dossiers, et d’autres dispositions prises par l’État, favorisent le bon fonctionnement des associations culturelles. La loi du 1er juillet 1901, relative au contrat d’association garantie les droits et devoirs de celles-ci.
Composée de vingt-un chapitres, cette loi stipule en son article 13 qu’aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi qui déterminera les conditions de son fonctionnement. Elle ne pourra fonder un nouvel établissement qu’en vertu d’un décret rendu en Conseil d’État. La dissolution de la congrégation ou la fermeture de tout établissement pourront être prononcées par décret rendu en conseil des ministres.

Cette loi a également prévu en son article 15 que toute congrégation religieuse tient un état de ses recettes, elle dresse chaque année le compte financier de l’année écoulée et l’état inventorié de ses biens meubles et immeubles. La liste complète de ses membres, mentionnant leur nom patronymique ainsi que le nom sous lequel ils sont désignés dans la congrégation, leur nationalité, âge et lieu de naissance, la date de leur entrée, doit se trouver au siège de la congrégation. Celle-ci est tenue de représenter sans déplacement sur toute réquisition du préfet, à lui-même ou à son délégué, les comptes, états et listes ci-dessus indiqués.

Cette loi prévoit également des peines d’une amende jusqu'à 5 000 FCFA, d’un emprisonnement de six jours à un an pour les fondateurs, directeurs ou administrateurs de l’association qui se serait maintenue ou constituée illégalement après le jugement de dissolution. Ces sanctions concernent les représentants ou directeur d’une congrégation qui auront fait des communications mensongères ou refusé d’obtempérer aux réquisitions du préfet dans les cas prévus par le présent article.

Procédure d’instruction des dossiers des associations culturelles
Les dossiers de demande de reconnaissance officielle des associations religieuses transmis au ministère doivent comporter un rapport d’enquêtes de moralité des services de police, et un rapport d’enquêtes administratives contradictoires des services de la préfecture. Le rapport dressé à cet effet est assorti des photographies permettant de constater les conditions matérielles d’exercice du culte.

En effet, le dossier soutenant la demande de reconnaissance officielle des associations religieuses à transmettre au ministère doit comprendre en double exemplaire une demande manuscrite adressée au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation sous couvert du préfet du département, mentionnant l'adresse où du siège social, les statuts, le règlement intérieur, le tableau synoptique des membres du bureau, le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive, le rapport d’enquête de moralité des services de police, et enfin, le rapport d’enquête administrative contradictoire assorti des photographies des édifices culturels de l’association, avec l’avis motivé du préfet.

CAMEROUN : Ah les femmes camerounaises, elles sont terribles

dimanche 22 septembre 2013 | 0 commentaires


 
Copyright © -2012 AFRIQUE CENTRALE All Rights Reserved | Template Design by Favorite Blogger Templates | Blogger Tips and Tricks