Congo-Brazzaville : Le Colonel Ntsourou arrêté après plusieurs heures de siège de sa résidence

lundi 16 décembre 2013


Après quelques heures de résistance et de challenge avec l’armée congolaise, le Colonel Marcel Ntsourou a finalement été arrêté, selon des sources policières congolaises après que sa femme et l’une de ses filles se soient rendues en début d’après-midi aux forces de l’ordre pour des raisons de sécurité.

C’est tôt le matin que le domicile du Colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité été attaqué à coup de feu par les forces de sécurité congolaises à Brazzaville venu interpeller un officier recherché.Au moins 3 tirs de coup de feu ont été
Le Colonel Marcel Ntsourou
entendus dans la matinée. Une situation qui a suscité la panique dans le centre de la capitale congolaise.


Des dizaines de soldats de l’armée congolaise avaient encerclé la maison du colonel Marcel Ntsourou où celui-ci et plusieurs dizaines de ses fidèles armés sont retranchés dans le bâtiment et une fusillade très intense a éclaté dans la matinée. La zone avait été quadrillée depuis le lever du jour, des blindés sont même arrivés en renfort. Personne n’a le droit de franchir le périmètre. Seuls quelques habitants ont pu passer les barrières pour quitter le secteur. Certains même emportaient avec eux des affaires en fuyant le quartier. Le quartier est désert. Les écoles et administrations ont été évacuées. Les militaires ont reçu mandat du haut-commandement pour déloger le colonel Tsourou, qui n’est plus au Conseil national de sécurité. Alors il doit quitter la maison de fonction qu’il occupe.

      
Ancien proche de Sassou-Nguesso, qu’il a soutenu pendant la guerre civile de 1997, cet officier téké aurait, selon certaines sources, pris ses distances, depuis quelques temps déjà, avec le pouvoir. Il aurait également mal vécu sa condamnation alors que son chef direct, Jean-Dominique Okemba, conseiller spécial du chef de l’État, n’a lui pas été inquiété. Le colonel NTsourou avait été condamné en septembre 2013 à 5 ans de travaux forcés avec sursis pour l’explosion du dépôt de munitions de Mpila en mars 2013 qui avait fait près de 300 morts, plus de 2.300 blessés et 17.000 sans abris. Six militaires ont été condamnés et vingt-six autres prévenus acquittés par la justice congolaise dans le cadre de cette affaire.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

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